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Librairie  François COSSERAT  Stefan BANACH  Gaspard-Gustave CORIOLIS  Auteurs - Lettre : A  Joseph-Louis LAGRANGE

Joseph-Louis LAGRANGE

1736 - 1813

Biographie 
Bibliographie 
Analyse des travaux 


 
Au catalogue des Editions Jacques Gabay :

LAGRANGE : Mécanique analytique, 1788, Reprint, 1989, 16 x 24, 528 p., Broché, ISBN 2-87647-051-9. Prix : 64 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 03, Mémoires de Berlin (VII à XXII), 1869, Reprint, 2004, 17 x 24, 438 et 390 p., Broché, 2 volumes, ISBN 2-87647-237-6. Prix : 144 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 08, Traité de la résolution des équations numériques de tous les degrés, 1879, Reprint, 2007, 17 x 24, 374 p., Broché, ISBN 2-87647-242-2. Prix : 72 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 09, Théorie des fonctions analytiques, 1881, Reprint, 2007, 17 x 24, 434 p., Broché, ISBN 2-87647-243-0. Prix : 75 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 10, Leçons sur le calcul des fonctions, 1884, Reprint, 2007, 17 x 24, 470 p., Broché, ISBN 2-87647-244-9. Prix : 81 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 11 et 12, Mécanique analytique, 4e édition, 1888-1889, Reprint, 2006, 17 x 24, 532 p. et 410 p., Broché, 2 volumes, ISBN 2-87647-245-7. Prix : 162 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 13, Correspondance inédite de Lagrange et d'Alembert, 1882, Reprint, 2007, 17 x 24, 420 p., Broché, ISBN 2-87647-246-5. Prix : 73 Euros
 

LAGRANGE : ŒUVRES, T. 14, Correspondance de Lagrange avec Condorcet, Laplace, Euler et divers savants, 1892, Reprint, 2007, 17 x 24, 376 p., Broché, ISBN 2-87647-247-3. Prix : 72 Euros
 

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Biographie

Turin, 1736 - Paris, 1813
Mathématicien de famille française ; séjourna pendant 20 ans à Turin où il fonda une académie des sciences ; s'établit ensuite à Paris. Professeur aux Ecoles Normale et Polytechnique, administrateur de la Monnaie, membre du Bureau des Longitudes, sénateur, comte de l'Empire.
Lagrange a perfectionné l'analyse mathématique et la mécanique, découvert le calcul des variations, établi le principe des vitesses virtuelles, etc.
A l'ancienne Ecole Normale, il a préconisé l'enseignement analytique et comparé les méthodes.

Extrait de : A. Rebière, Les savants modernes, 1899

 

Bibliographie

Principaux ouvrages.

- Mécanique analytique, 1788. Reprint Jacques Gabay, 1989.
- Théorie des fonctions analytiques, 1797.
- Traité de la résolution des équations numériques, 1798.
- Leçons sur le calcul des fonctions, 1804.
- Œuvres, 14 vol., 1867-1892.

 

Analyse des travaux

René DUGAS
Histoire de la Mécanique,
1950
Reprint Jacques Gabay, 1996

Nous arrivons à l'œuvre qui résume et couronne tout l'effort du XVIIIe siècle vers l'élaboration d'une mécanique rationnellement organisée.
Issu d'une famille d'origine tourangelle, Lagrange (1736-1813) débute à Turin où il était né. Après avoir siégé à l'Académie de Berlin où il avait suivi les traces d'Euler, il se fixe définitivement à Paris à partir de 1787 et, en particulier, inaugure à l'Ecole polytechnique l'enseignement de l'analyse.
Lagrange réalise, dans sa Mécanique analytique, dont la première édition est datée de 1788, le projet, conçu et partiellement mis en œuvre par Euler, d'un unique traité de science rationnelle (analytice exposita) englobant toutes les branches de la mécanique : statique et hydrostatique, dynamique et hydrodynamique.
La lecture de Lagrange était universelle ; il avait, outre les œuvres de ses contemporains, étudié avec une remarquable objectivité les travaux de tous les précurseurs anciens et modernes connus de son temps, comme en font foi les notices historiques dont il enrichit son traité. De cette lecture, Lagrange élimine les balbutiements et les contradictions qui abondent chez les précurseurs. Adoptant les concepts et les postulats des grands créateurs du siècle précédent (Galilée, Huyghens, Newton) et dépassant Euler et d'Alembert, Lagrange se préoccupe avant tout d'organiser la mécanique, d'en fondre les principes, d'en perfectionner la langue mathématique, d'en dégager une méthode analytique générale de résolution des problèmes. Sa clarté d'esprit, son génie mathématique le servent à tel point qu'il parvient à une codification quasi parfaite de la mécanique dans le champ classique.


 

Ernst MACH
La Mécanique, 1904
Reprint Jacques Gabay, 1987

La base de la mécanique analytique a été posée par Euler (Mechanica, sive motus scientia analytice exposita ; Petrop. 1736). Mais le procédé d'Euler, qui, dans le mouvement curviligne, décomposait toutes les forces en forces normales et tangentielles, était plein des souvenirs de l'ancienne méthode géométrique. Mac Laurin accomplit un progrès essentiel en décomposant toutes les forces suivant trois directions fixes, ce qui donna aux calculs une symétrie et une clarté infiniment plus grande (A Complete system of fluxions, Edimb. 1742).
C'est enfin Lagrange qui a porté la mécanique analytique à son plus haut degré de développement. Dans sa Mécanique analytique (Paris, 1788), il s'appliqua à faire, une fois pour toutes, toutes les démonstrations nécessaires et à condenser le plus possible de choses dans une seule formule. On peut alors traiter tous les cas particulier qui se présentent d'après un schéma simple, symétrique et clair ; il ne reste plus à faire qu'un travail mental purement mécanique. La mécanique de Lagrange réalise un progrès considérable dans l'économie de la pensée.


 

A. KNESER, E. ZERMELO, H. HAHN et M. LECAT
Calcul des variations
Encyclopédie des Sciences mathématiques pures et appliquées, t. II, vol.6, 1913-1916
Reprint Jacques Gabay, 1992

On peut faire remonter l'origine du calcul des variations à un échange de lettres entre G.W. Leibniz et Jean Bernoulli. La question du solide de révolution de moindre résistance, considérée par I. Newton en 1687, le problème de la brachistochrone, proposé en 1696 par Jean Bernoulli, et celui des isopérimètres, proposé en 1697 par Jacques Bernoulli, furent l'occasion de recherches qui conduisirent à de nouvelles doctrines. Jacques Bernoulli et Jean Bernoulli imaginèrent pour les deux derniers de ces problèmes, des méthodes de résolution qui reviennent toutes à remplacer un arc infiniment petit de la courbe cherchée par une ligne brisée ayant un ou deux sommets qu'il s'agit de déterminer à l'aide du calcul différentiel ordinaire. L. Euler généralisa ce procédé.
J.L. Lagrange inaugure la période suivante. Il découvre la méthode des variations, ainsi appelée par L. Euler qui l'adopta avec enthousiasme. Elle avait surtout pour but, au début, de résoudre les problèmes des isopérimètres sans considérations géométriques, mais J.L. Lagrange appliqua bientôt son procédé à d'importantes questions de mécanique.
 


 

Jean-Baptiste DELAMBRE
Rapport historique sur les progrès des sciences mathématiques depuis 1789
Paris, 1810

Parmi tant de chefs-d'œuvre que l'on doit à son génie, sa Mécanique est sans contredit le plus grand, le plus remarquable et le plus important... Elle est fondée sur le calcul des variations dont il est l'inventeur ; tout y découle d'une formule unique, et d'un principe connu avant lui, mais dont on était loin de soupçonner toute l'utilité. Cette sublime composition réunit en outre tous ceux de ses travaux précédents qu'il a pu y rattacher ; elle se distingue encore par l'esprit philosophique qui y règne d'un bout à l'autre ; elle est aussi la plus belle histoire de cette partie de la science, une histoire telle qu'elle ne pouvait être écrite que par un homme au niveau de son sujet, et supérieur à tous ses devanciers, dont il analyse les ouvrages ; elle forme une lecture du plus haut intérêt, même pour celui qui serait hors d'état d'en apprécier tous les calculs de détails. Un pareil lecteur y apercevra du moins la liaison intime de tous les principes sur lesquels les plus grands Géomètres ont appuyé leurs recherches de Mécanique. Il y verra la loi géométrique des mouvements célestes, déduite de simples considérations mécaniques et analytiques. De ces problèmes qui servent à calculer le véritable système du monde, l'Auteur passe à des questions plus difficiles, plus compliquées et qui tiendraient à un autre ordre de choses ; ces recherches ne sont que de pure curiosité, Lagrange en avertit ; mais elles prouvent toute l'étendue de ses ressources.

 

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