Page d'accueil
 
Aide 
 Divers


 
F.G.-M. Géométrie descriptive : Elé...  Carl Friedrich GAUSS  CARNOT S. Réflexions sur la puissan...  Alfred RENYI  Présentation  Isaac NEWTON

Isaac NEWTON

1642 - 1727

Biographie 
Bibliographie 
Analyse des travaux 


 
Au catalogue des Editions Jacques Gabay :

NEWTON : Arithmétique universelle, Tomes I et II, 1802,  [Nouveauté]
Reprint, 2008, 17 x 24, 332 p., 264 p., 14 planches, Broché, 2 volumes, ISBN 2-87647-315-1. Prix : 125 Euros
 

NEWTON : Principes mathématiques de la philosophie naturelle, tomes I et II, 1759, Reprint, 1990, 16 x 24, 488 p., 486 p. + 14 planches, Broché, 2 volumes, ISBN 2-87647-070-5. Prix : 144 Euros
 

Pour commander les ouvrages, cochez les cases correspondantes
puis cliquez sur "Ajouter au panier".
  
 

Biographie

Woolsthorpe (Lincoln), 1642 - Londres 1727
Mathématicien et physicien anglais, le plus grand peut-être de tous les savants. Professeur à Cambridge ; président de la Société royale de Londres ; membre du Parlement ; directeur de la Monnaie.
Sous le nom de calcul des fluxions, Newton a inventé le calcul infinitésimal, en même temps que Leibniz. Explication du système du monde par l'Attraction universelle. Décomposition de la lumière. Binôme de Newton, etc. - S'est occupé aussi de théologie et de chronologie.

Extrait de : A. Rebière, Les savants modernes, 1899  


 

Citations de NEWTON.

"J'ignore ce que le monde pensera de mes œuvres, mais il me semble que j'ai été comme un enfant jouant au bord de la mer, trouvant ici un galet mieux poli, là une coquille plus agréablement nacrée, tandis que l'océan infini de la vérité m'offrait son immensité inexplorée."

"Si j'ai pu voir un peu plus loin que d'autres, c'est que je me suis hissé sur les épaules de géants."

"Je n'ai pu arriver à déduire des phénomènes la raison des propriétés de la gravité et n'imagine point d'hypothèses (hypotheses non fingo). Car tout ce qui ne se déduit pas des phénomènes est une hypothèse ; et les hypothèses, soit métaphysiques, soit physiques, soit mécaniques, soit celles des quantités occultes, ne doivent pas être reçues dans la philosophie expérimentale. Dans cette philosophie, on tire les propositions des phénomènes et on les rend ensuite générales par induction."

"La philosophie est une dame si exigeante et querelleuse, que se commettre avec elle, c'est se jeter dans des disputes sans fin."

 

Bibliographie

Principaux ouvrages.

- Philosophiae naturalis principia mathematica, Londres, 1687 ; 2e éd. R. Cotes, Cambridge, 1713 ; 3e éd. H. Pemberton, London, 1726. Traduction française par la Marquise du Châtelet : Principes mathématiques de la philosophie naturelle, Paris, 1759 ; réimpression Jacques Gabay, 1990.
- Opticks, London, 1704 ; 1° Ann. : Enumeratio linearum tertii ordinis ; 2° Ann. : De quadratura curvarum (1676).
- Arithmetica universalis (1673-83), éd. W. Whiston, Cambridge, 1707.
- Analysis per aequationes numero terminorum infinitas (1669), éd. W. Jones, London, 1711.
- Commercium epistolicum, London, 1712.
- Methodus fluxionum et serierum infinitorum, (1711-12), trad. angl. éd. par L. Colson, London, 1736.
- Opuscula, éd. J. de Castillon, Lausanne-Genève, 1744.
- Opera quae extant omnia, éd. S. Horsley, London, 1779-85, 5 vol.
- Correspondance with Cotes, éd. J. Edleston, London, 1850.

 

Analyse des travaux

René DUGAS
Histoire de la Mécanique,
1950
Reprint Jacques Gabay, 1996

Grâce à Galilée et à Huyghens, la mécanique était sortie de sa gangue scolastique. Des problèmes essentiels, comme celui du mouvement des projectiles dans le vide et celui des oscillations du pendule composé, avaient pu être résolus. Mais il restait à édifier un exposé des principes mêmes de la dynamique. Ce fut l'oeuvre de Newton qui a marqué de son sceau les fondements de la mécanique classique, en même temps qu'il en élargissait le champ d'application aux phénomènes célestes.


 

Ernst MACH
La Mécanique, 1904
Reprint Jacques Gabay, 1987

Newton rendit à la science de la mécanique un double service. Tout d'abord sa découverte de la gravitation universelle agrandit considérablement le domaine de la mécanique physique. En second lieu on lui doit l'énoncé formel des principes de la mécanique encore généralement acceptés aujourd'hui. Depuis Newton aucun principe essentiellement nouveau n'a été posé, et le travail accompli en mécanique depuis lors a été un développement déductif, formel et mathématique, sur la base des principes newtoniens.


 

Pierre-Simon LAPLACE
Exposition du système du Monde, 1796

Il était réservé à Newton de nous faire connaître le principe général des mouvements célestes. La nature, en le douant d'un profond génie, prit encore soin de le placer dans les circonstances les plus favorables. Descartes avait changé la face des sciences mathématiques, par l'application féconde de l'algèbre à la théorie des courbes et des fonctions variables. Fermat avait posé les fondements de l'analyse infinitésimale, par ses belles méthodes des maxima et des tangentes. Wallis, Wren et Huygens venaient de trouver les lois de la communication du mouvement. Les découvertes de Galilée sur la chutes des graves, et celles d'Huygens sur les développées et sur la force centrifuge, conduisaient à la théorie du mouvement dans les courbes. Kepler avait déterminé celles que décrivaient les planètes, et il avait entrevu la gravitation universelle. Enfin Hooke avait très bien vu que les mouvements planétaires sont le résultat d'une force primitive de projection, combinée avec la force attractive du soleil. La mécanique céleste n'attendait ainsi, pour éclore, qu'un homme de génie qui, rapprochant et généralisant ces découvertes, sût en tirer la loi de la pesanteur. C'est ce que Newton exécuta dans son ouvrage des Principes mathématiques de la philosophie naturelle. Cet homme, célèbre à tant de titres, naquit à Woolstrop, en Angleterre, sur la fin de 1642, l'année même de la mort de Galilée. Ses premières études mathématiques annoncèrent ce qu'il serait un jour : une lecture rapide des livres élémentaires lui suffit pour les entendre : il parcourut ensuite la Géométrie de Descartes, l'Optique de Kepler et l'Arithmétique des infinis de Wallis ; et, s'élevant bientôt à des inventions nouvelles, il fut, avant l'âge de vingt-sept ans, en possession de son calcul des fluxions, et de sa théorie de la lumière. Jaloux de son repos, et redoutant les querelles littéraires, qu'il eût mieux évitées en publiant plus tôt ses découvertes, il ne se pressa point de les mettre au jour. Le docteur Barrow, dont il était le disciple et l'ami, se démit, en sa faveur, de la place de professeur de mathématiques dans l'université de Cambridge. Ce fut pendant qu'il la remplissait, que, cédant aux instances de la Société royale de Londres et aux sollicitations de Halley, il publia son ouvrage des Principes.

L'importance et la généralité des découvertes sur le système du monde et sur les points les plus intéressants de la physique mathématique, un grand nombre de vues originales et profondes qui ont été le germe des plus brillantes théories des géomètres du siècle dernier, tout cela, présenté avec beaucoup d'élégance, assure à l'ouvrage des Principes la prééminence sur les autres productions de l'esprit humain.

Le livre des Principes restera comme monument de la profondeur du génie qui nous a révélé la plus grande loi de l'univers.


 

Joseph BERTRAND
Les fondateurs de l'Astronomie moderne, 1874

Le livre des Principes est pour qui sait le comprendre, l'un des chefs-d'œuvre et peut-être le plus grand effort de la pensée humaine. La dignité des résultats est incomparable comme leur précision et leur certitude, et l'immense talent, évidemment accessoire à ses yeux, que Newton y déploie comme géomètre porte sa grandeur au plus haut point. La théorie des fluxions y est indiquée rapidement dans une note que Newton nomme Scholie ; mais elle pénètre et domine tout l'ouvrage, qui, aujourd'hui encore, en est la plus grande comme la plus belle application. Lorsque parut le livre des Principes, cette théorie, inventée mais non publiée vingt avant par Newton, n'était pas nouvelle pour les géomètres. Leibniz avait publié en 1684, dans les Acta eruditorum, une note de six pages qui contient, sous une autre forme, des principes équivalents...


 

Johann Christian POGGENDORFF
Histoire de la Physique, 1883
Reprint Jacques Gabay, 1993.

La Philosophie naturelle de Newton n'est au fond qu'un traité de mécanique, mais porté à un point de perfection tel, que jusqu'alors on n'avait rien vu de semblable. Il définit d'abord la quantité de matière, la qualité du mouvement, l'inertie, etc... Il développe ensuite les principes généraux du mouvement, les principes de la composition et de la décomposition des forces. Il passe des problèmes les plus faciles à d'autres, présentant toujours une plus grande difficulté, jusqu'à ce qu'il arrive à traiter le mouvement même des corps célestes.
C'est alors que Newton démontre, d'une manière rigoureuse, que si un corps décrit une ellipse, une parabole ou une hyperbole, sous l'action d'une force émanée de l'un des foyers de ces coniques, cette force attractive doit agir en raison inverse du carré de la distance.
Il démontre également la proposition inverse que, si une force émanée d'un point agit sur un corps en raison inverse du carré de la distance, ce corps, quel que soit sa direction antérieure, pourvu qu'elle ne passe pas par le centre d'attraction, décrit nécessairement l'une des trois coniques. Il fait voir, en outre, que la deuxième et la troisième loi de Kepler sont des conséquences nécessaires de la loi générale qui s'énonce ainsi : Les corps s'attirent en raison directe de leurs masses, et en raison inverse des carrés de leurs distances.
Le développement logique, et presque toujours rigoureux, de toutes les conséquences qui découlent de cette loi unique, est ce qui donne à Newton la propriété inconstée de la théorie de la gravitation. Beaucoup d'esprits clairvoyants ont certainement, avant Newton, exprimé l'idée qu'une attraction devait s'exercer entre les corps célestes. - On trouve les traces de cette idée jusque chez les anciens, chez Pythagore, Aristarque de Samos et Anaxagore. On la retrouve parmi les modernes, chez Copernic, Kepler, Fermat et Borelli. Newton a lui-même accordé que Wren, Halley et Hooke avaient trouvé la loi de la gravitation, bien que Hooke, dans son ouvrage An attempt to prove the motion of the Earth, London 1674, dise seulement que l'attraction est d'autant plus forte que les corps agissent à une plus courte distance. Mais tous ces savants, et notamment les trois derniers, n'étaient pas parvenus à démontrer la loi. C'était chez eux une heureuse inspiration, heureuse parce qu'elle se trouvait exacte, mais qui aurait pu tout aussi bien être trouvée fausse plus tard. Le développement de cette idée première était ici la chose essentielle, - et ce développement, un génie mathématique aussi élevé que Newton pouvait seul le faire.

 

Accueil -  Présentation -  Librairie -  Auteurs -  Thèmes -  Séries -  Tarif Général -  Télécharger -  Panier -  Nouveautés - 

© Editions Jacques Gabay, 2004. Tous droits réservés.